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Légion qui m'a tant apporté
Toi qui m'a tant aidé a devenir homme
Nous seuls pions que nous sommes
Tu nous a promis un avenir
C'est celui de te servir
Pour faire honneur à la patrie
Et pouvoir servir notre pays
Nous qui étions hommes d'actions
Tu nous a offert ta maison et tes missions
Certaines dures a terminer
Mais nous y sommes arrivé
Par notre seule volonté
Que tu as su nous faire développer .
Honneur à la légion étrangère ,
et à tous mes anciens camarades .
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Le capitaine Benoît Dupin du 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol,
est décédé au cours d’une opération de reconnaissance dans la vallée d’Alasay, en Afghanistan.
Biographie du capitaine Benoît Dupin
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Calvi, le 22 août 2008
Nous sommes rassemblés ici pour te saluer et te rendre les honneurs une dernière fois, en t'assurant de toute notre amitié légionnaire et de l'affection profonde de tes proches. En
présence de ta famille, je voudrais évoquer simplement quel remarquable camarade tu fus pour nous et quel exemple tu donnes à l'ensemble du régiment et à la communauté des légionnaires
parachutistes.
Engagé en février 1998 à la Légion étrangère, tu rejoins le 2ème régiment étranger de parachutistes où tu y serviras toute ta carrière. Tu y
apprends la rusticité et la rigueur au sein de la 2ème compagnie, deux qualités qui ne te quitteront plus. A partir de 2002, tu occupes les fonctions
d'auxiliaire sanitaire au sein du service médical d'unité, tu y fais preuve d'un professionnalisme et d'une compétence unanimement reconnus.
Totalisant près de onze années de service au sein de la Légion étrangère, tu es engagé sur l'ensemble des théâtres où est intervenu le Régiment : Tchad, Ex-Yougoslavie, Gabon,
Djibouti, Côte d'Ivoire, et enfin Afghanistan. Partout tu t'y distingues par ton enthousiasme et ton souci de perfection.
En 2006, tu es cité à l'ordre du régiment en République de Côte d'Ivoire pour avoir porté secours à deux blessés graves. Digne de confiance, polyvalent, fidèle, faisant preuve d'un véritable
sens du devoir, tu demeures pour les plus jeunes une véritable référence. Exemplaire, tu t'investis dans ta fonction avec passion. Volontaire et efficace, tu es un auxiliaire sanitaire
disponible, travailleur et réactif, un pédagogue exigeant au charisme indéniable.
Cher Rodolphe, tu es mort au combat en faisant la preuve du dévouement immense qui te caractérise. Cette dernière action, tu t'y étais préparé tout au long de ta vie de soldat au
2ème REP. C'est en allant résolument au feu que tu es tombé sous les balles de l'ennemi. Tu as rempli ta mission jusqu'au bout en portant une dernière fois
secours à tes camarades de combat. Grandit par l'exemple de ton sacrifice, le 2ème REP emboite le pas derrière toi le cœur serré mais fier de ton comportement
au feu.
Hier, à Paris, tu recevais en présence des plus hautes autorités de l'Etat l'hommage de la Nation : cité valeureusement à l'ordre de l'armée, tu as été fait Chevalier de la Légion
d'Honneur et nommé sergent à titre posthume.
Aujourd'hui, ici à Calvi avec tes proches, nous honorons ta mémoire au sein de notre famille légionnaire à laquelle tu étais tant attaché. Tu rejoins la glorieuse cohorte des légionnaires
parachutistes morts au combat. Ton sacrifice ne restera pas vain, ta vaillance au combat nous oblige, nous maintiendrons – More Majorum.
Que Saint Antoine veille sur toi et ceux qui te sont chers, et que Saint Michel t'accueille là haut, à ta place désormais, parmi tes frères d'armes unis par le même sang versé au service de la
France.
Blessé à la cuisse, un légionnaire du 2e REP meurt en portant secours à ses camarades
Quarante-huit heures après l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français en Afghanistan, lundi 18 août, on commence à connaître les dessous de ce véritable piège de feu dans lequel les militaires ont été pris pendant
Quarante-huit heures après l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français en Afghanistan, lundi 18 août, on commence à connaître les dessous de ce véritable piège de feu dans lequel les militaires ont été pris pendant plus de six heures. Certains blessés du 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), qui a subi l'essentiel des pertes, ont tenu à souligner le comportement "héroïque" de leur camarade légionnaire du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) mort au combat. Le caporal-chef Penon, âgé d'une trentaine d'années, était auxiliaire-sanitaire. Versé par l'état-major dans cette unité du 8e RPIMa, il faisait office d'"aîné" auprès des jeunes avec lesquels il patrouillait.
Lundi 18 août, vers 13 heures 30, lorsque la section descend des véhicules blindés au pied du col qui sépare les provinces de Kaboul et de Kapisa, il prend sa place dans la colonne d'une trentaine de soldats qui part en reconnaissance. Quelques hommes restent auprès des véhicules. Les tirs ont débuté alors qu'ils avaient parcouru près de six cents mètres dans ce qui ressemble à une cuvette en fer à cheval. Alors qu'elle n'était plus qu'à une cinquantaine de mètres du col, la section s'est alors éparpillée pour trouver un abri, souvent derrière un simple rocher.
Dans le même temps, des tirs de roquettes et de fusils visent le reste de la troupe restée près des véhicules. Le traquenard est parfait : les soldats, pris sous un feu nourri, ne peuvent ni avancer, ni reculer. Les renforts, arrivés une heure et demie après le début des combats, n'accéderont au front qu'au bout de quatre heures.
Selon certains blessés français, le caporal-chef Penon fut l'un des rares à braver "le déluge de feu" qui s'est abattu sur les militaires français. Il s'est porté au secours d'un premier blessé, qu'il a déposé dans une zone située plus bas et protégée des tirs. Puis il est remonté au cœur de l'affrontement. Lors de sa première descente ou en remontant, il a été touché d'une balle dans la cuisse. Pourtant, sous les yeux de ses jeunes camarades, il s'est de nouveau porté au secours des autres blessés. Il aurait, selon certains témoignages, secouru un autre blessé avant d'être touché mortellement.
Le caporal-chef, membre du 2e REP, basé à Calvi (Haute-Corse), avait déjà connu d'autres théâtres d'opérations. Selon ses supérieurs, il avait servi en Afrique et en ex-Yougoslavie. "Son corps sera inhumé à Calvi, son comportement honore notre régiment", commentait-on sobrement, jeudi matin, à Calvi.
Le chef de corps et une compagnie d'honneur du 2e REP de soixante-dix hommes devaient assister, jeudi, aux Invalides, à Paris, à l'hommage aux victimes. "Cet infirmier a eu une attitude exemplaire", a-t-on confirmé, jeudi matin, à l'état-major des armées.
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