A partir de 1946, le 2ème REI, la 13ème demi-brigade de la légion étrangère (DBLE), le 3ème REI et le 1er régiment étranger de
cavalerie (REC) débarquent en Indochine et sont renforcés par des unités d'un type nouveau : les bataillons étrangers de parachutistes. Dans cette guerre où le gouvernement ne veut pas engager le
contingent, la Légion est mise à contribution avec des effectifs qui atteindront jusqu'à 30 000 hommes, dont une large majorité d'allemands. De Phu Tong Hoa à Dien Bien Phu, la Légion perdra en
Indochine 300 officiers dont 4 chefs de corps, et plus de dix mille sous-officiers et légionnaires. Cette campagne sera la plus meurtrière de toute l'histoire de la Légion étrangère.

Survivants de Phu Tong Hoa en juillet 1948
Le 2e BEP du capitaine Merglen est largué en recueil près de Loc Binh avec des éléments du génie chargés de préparer le franchissement du Sông Ky Kong, 20 kilomètres au sud de Langson. Accompagné de 300 civils, les parachutistes vont marcher 48 heures sans interruptions. Le 19 à 5 heures, tous les parachutistes ont été évacués par les camions du GM5 commandé par le lieutenant-colonel Raberin, chef de corps du 5e REI. De Tien Yen à Dinh Lap, le GM5 et ses légionnaires du 2e bataillon ont réouvert 50 kilomètres de routes en 36 heures pour tendre la main aux parachutistes. Sur un effectif largué de 2 001 hommes, les pertes sont de 4 morts -dont 3 d'épuisement -, de 3 disparus et de 21 blessés évacués par hélicoptères.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires





















Derniers Commentaires